Devenir mompreneur, même pas peur

Je ne peux plus retarder l’échéance, nous y sommes. Repartir en vacances et fourrer ca sous le tapis ? Impossible. Irréfutable, comme l’est la fin de l’été après le 15 aout. Je suis face au mur, je dois sortir mes bougies ! Et je les lance alors qu’il fait encore 25°c et que le soleil se couche à 21h. Bon timing, hono, bon timing. Mais si la météo était mon problème majeur, je m’estimerais chanceuse ! C’est la boule au ventre que je rentre de vacances ! Elles sont là, elles attendent bien sagement, a l’ombre de ma cave, qu’une cliente les commande, pour trouver un foyer. J’ai une sacré frousse. J’ai beaucoup de travail, de travail que je ne maitrise pas. Le marketing, la promotion et la vente ? Mais dans quoi je me suis lancée ? Bien sûr, ça paraissait excitant, presque poétique et légendaire de monter ma propre marque, familiale, inspirée par ma propre fille, et ma propre vie. Sauf que le temps a passé, les  challenges se sont accumulés, mes erreurs de débutante m’ont donné le tournis… pourtant le risque ça me connait, après tout je suis actrice, je vis sans jamais savoir si j’aurais le privilège de travailler. Mais justement, c’est d’autant plus flippant pour moi de me lancer dans l’entreprenariat, que je connais bien l’instabilité et le risque…alors… ? Pas le choix,  je serai courageuse ! Je me lèverai tôt,  je relèverai mes manches, je mettrai a contribution mari, famille et amis…et je me mettrai au feu !

Après tout l’aventure, c’est ça? Ne pas savoir à quelle sauce on va être mangé, mais essayer quand même ! Et puis l’échec est-il si grave ? Non bien sûr, il forge même, il est plus formateur que le succès, mais plus impitoyable et moins clément, aussi. Et puis, je le connais bien l’échec, je lui dirais bien d’aller voir ailleurs si j’y suis, juste pour cette fois, parce que cette fois, j’ai mis mes tripes, mon âme, et toutes mes billes sur le tapis. J’aimerais bien ne pas avoir tout misé sur la mauvaise couleur…ok ,assez parlé de mes doutes ! J’ai réalisé mon rêve, celui d’entreprendre, d’être indépendante, de sublimer la famille, les souvenirs, l’enfance, et de rendre hommage à cette cellule familiale que j’aime tant. Alors, quelques soit l’issue, je suis fière  de pouvoir dire, j’ai allumé la mèche brulage !